2014 : Cambodge - Laos - Vietnam - Ouest Américain
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21 février 2014

Le trajet en bus de Luang Prabang à Vang Vieng


Vendredi 21 Février 

Nous avons pris hier nos billets pour aller à Vang Vieng. Nous avions connaissance par les guides et routards rencontrés que la seule route (la route 13) est très sinueuse et accidentée et qu’il est préférable de prendre un bus VIP au lieu d’un mini van. Nous avons donc acheté nos billets en bus VIP. Ce matin le tuk-tuk vient nous chercher à l’hôtel à 8 heures pour un départ prévu à la gare routière à 9 heures. Lorsque nous arrivons l’horaire de départ est pour 9h30.



Le bus est grand et correct pour le pays. Il se remplit peu à peu de touristes. Lorsqu’il est plein l’adjoint au chauffeur rajoute des tabourets dans le rang du milieu et fait monter des locaux qui n’ont pas billet et paieront « au noir ». Le bus part à 10 heures bien complet.




230 km séparent les 2 villes et le temps de route prévu avec arrêt pour déjeuner est de 6 heures (ce temps sera respecté). La route est asphaltée, en état moyen, sans accotements stabilisés. Peu de voitures mais des bus et de gros camions circulent sur cette route et les croisements sont difficiles.

Le chauffeur conduit correctement. Au bout d’une heure, plus de la moitié des personnes sont malades et demandent un arrêt au chauffeur, donc premier arrêt. Le bus repart, les gens sont toujours aussi malades donc il accepte de faire un deuxième arrêt. Ce sera le seul avant le déjeuner. Une française tellement malade refuse de remonter dans le bus, finalement l’adjoint du chauffeur lui donne sa place devant. Je ne suis pas malade dans les transports et Jean-Mi prend des cachets et ferme les yeux.


Le dernier arrêt est pour le repas. Nous avons un coupon avec le billet du bus pour un repas (qui est une soupe). Il y a un stand au restaurant avec des fruits, gâteaux, ... même des glaces. J’ai remarqué des barquettes en arrivant avec de la mangue coupée, le prix est noté dessus, c’est correct. Après avoir mangé ma soupe, je pars acheter la mangue mais le prix a été retiré de la barquette et le prix annoncé est le double !! donc pas de mangue car je n’aime pas me faire avoir.


La route se fait dans les 2/3 dans un paysage montagneux et toujours avec le ravin sur un côté et ne cesse de tourner, de monter et de descendre. Les paysages sont à couper le souffle avec des vues sublimes (enfin pour ceux qui ont pu les voir).  Le troisième tiers se fait toujours avec les virages dans la vallée au milieu de rizières bordées de pitons karstiques. Les rizières sont à cette époque occupées principalement dans cette région par des choux et des légumes.

20 février 2014

De Nong Khiaw à Luang Prabang

Mercredi 19 Février 

Plusieurs touristes nous ont expliqué qu’il y avait des problèmes avec les transports organisés depuis la gare routière de Nong Khiaw : bus qui ne partent pas, pas de place pour tout le monde, horaires aléatoires, … C’est pourquoi quand hier soir un couple de français nous a expliqué qu’une agence, voisine de notre guesthouse, organisait ses propres transports jusqu’à Luang Prabang nous sommes allés voir. L’agence organise effectivement des liaisons en mini-vans pour Luang Prabang d’une durée de 3 heures. Pour assurer et éviter une journée galère, nous réservons. Départ programmé demain à 11h. La tranquillité a un prix : le double du trajet en bus classique.

Ce matin le ciel est très couvert et il y a beaucoup de vent. Il n’est pas impossible que nous ayons à nouveau de la pluie (très très rare à cette époque de l’année).


Nous partons de l’agence en avance dans un mini-van presque neuf. Nous ne sommes que tous les deux à bord. Bizarre, hier ils nous ont expliqué qu’il ne restait plus que quelques places … Au bout de 2 km, le mini-van ralentit. On nous dit qu’il y a eu un problème d’organisation et on nous dépose à la gare routière en quelques secondes ! A peine le temps de comprendre ce qui se passe et « notre » mini-van a disparu.

C’est clair, nous nous sommes fait avoir, et tout était organisé depuis le départ, puisque le billet que nous a remis l’agence est valable pour les bus publics qui partent de la gare routière. Même si la somme en jeu est faible, c’est toujours rageant de se faire avoir ! Au fait, pour de futurs voyageurs, l’agence en question, c’est Jewel Travel Laos (située de l’autre côté du pont sur la Nam Ou, environ 200 m sur la droite après le pont).

Nous embarquons dans le minibus (pourri) qui doit partir pour Luang Prabang. Il se remplit peu à peu et le chauffeur demande à un des passagers (touriste) qui occupe un siège supplémentaire avec sa guitare de la libérer. Il refuse et très vite la situation s’envenime. Lui et le groupe qui l’accompagne commencent à chercher la m… Au bout d’un moment ils quittent tous le bus. Enfin tranquilles, on va peut-être pouvoir partir. Sauf que les bus ne partent que quand ils sont pleins et que le nôtre est à moitié vide.

Le groupe qui est sorti continue à foutre le b… en dehors du bus. Maintenant ils s’en prennent au guichetier qui refuse de les rembourser. Ils ont même réussi à le faire hurler. Et croyez-moi, pour énerver un laotien, il faut se lever de bonne heure !

Le groupe décide d’affréter son propre minibus, mais comme il faut qu’il soit complet pour que cela ne leur coûte pas trop cher, ils essaient de s’adjoindre les nouveaux voyageurs qui arrivent. La situation est tendue, les passagers qui arrivent pour prendre le bus n’osent pas s’approcher du guichet. Rien ne bouge. Cela fait plus d’une heure que nous attendons que la situation se débloque.

Jean Michel descend du minibus et arrive à convaincre un couple de français de nous rejoindre (il ira leur acheter leurs billets, car ils n’osent pas s’approcher du guichet où la situation est toujours tendue). Une famille de cambodgiens suit. Cette fois c’est bon, nous sommes au complet. Le bus peut enfin partir. Nous avons attendu plus d’une heure et demie.

Le voyage se passe normalement, en dehors de la chute d’une partie des bagages installés sur le toit (heureusement pas les nôtres), et nous arrivons à Luang Prabang en milieu d’après-midi, après environ 4 heures de route.

Nous sommes morts de faim. Nous nous précipitons en face de l’office de tourisme où se trouvent les stands de sandwichs et shakes (mélange de fruits frais et de glace broyés au mixeur). Un vrai délice !

Luang Prabang est le seul endroit depuis le début de notre voyage où nous avons trouvé du bon pain.


18 février 2014

De Luang Namtha à Muang Khua en bus

Jeudi 13 Février 

Nous quittons Luang Namtha pour rejoindre la petite ville de Muang Khua sur la rive est de la rivière Nam Ou. Les guides papier et les infos trouvées sur internet nous laissent entendre que le voyage aura une durée de 6 à 7 heures de route avec un changement obligatoire à Oudom Xai. A Luang Namtha nous avons trouvé une agence qui annonce un trajet sans changement avec un départ à 7h30 et une durée de 8 heures. Nous avons donc réservé.

Ce matin nous avons rendez-vous à 7h à l’agence qui nous conduit en tuk-tuk à la gare routière (à une dizaine de kilomètres au sud du centre-ville). Le bus que nous prenons est celui qui a pour terminus Dien Bien Phu au Vietnam. Nous ne sommes que quatre touristes à bord : deux jeunes femmes suisses-allemandes et nous. Tous les autres voyageurs sont des Laotiens ou des Vietnamiens.

Le chauffeur est le premier fou du volant que nous avons depuis notre départ. Un seul principe de conduite : à fond et la main en permanence sur le klaxon. Ceux qui arrivent en face et les riverains de la route ont intérêt à se pousser …

A 11h30, pause repas dans un « restaurant » de bord de route. Notre repas sera composé de brochettes et de riz gluant. Une femme Hmong arrive en costume local pour vendre 2 grosses bestioles (un peu plus grosses qu’un lapin) encore vivantes, le nez percé avec un fil de fer et attachées à un bâton. Pas top pour ouvrir l’appétit !

Nous arrivons à Muang Khua à 13h, soit après 5h30 de route (dont une demi-heure de pause à midi). Le chauffeur nous dépose en plein centre-ville. 

Quelques minutes nous suffisent pour trouver un hébergement correct au seul hôtel de la ville (les guesthouses sont moins chères, mais paraissent d’un confort tout relatif et d’une propreté plus que douteuse).

Nous allons faire un petit tour sur le bord de la rivière Nam Ou puis en ville.








5 février 2014

De Luang Namtha à Muang Sing : journée galère

Mardi 4 Février 

Nous pensions avoir fait le plus dur hier concernant notre voyage jusqu’à Muang Sing dans l’extrême nord laotien. Il ne nous reste plus que 60 km (2h de route) à faire entre Luang Namtha et Muang Sing.

Avant de partir nous allons, comme nous en avons maintenant l’habitude, faire un petit tour au marché. C’est pour nous un excellent moyen de nouer un premier contact avec une ville et ses habitants. Ce marché est composé, comme souvent en ville, d’une immense partie couverte où on peut trouver de tout : vêtements, chaussures, ustensiles de cuisine, télé, médicaments à l’unité, droguerie, téléphones, bijoux, … bref, tout ce que l’on peut imaginer et même plus. A l’extérieur on trouve la partie alimentaire du marché. Ici la spécialité semble être le piment.




Après notre tour au marché nous retournons à l’hôtel chercher nos bagages et direction la gare routière des destinations proches, située à environ 1 km de l’hôtel. Nous arrivons à la gare routière à 11h juste à temps pour voir le minibus pour Muang Sing partir sous nos yeux.

Ce n’est pas grave nous prendrons le prochain qui partira dès qu’il sera plein. Michèle s’installe dedans pour être sûre que nous aurons de la place et moi j’attends avec les bagages. Le chauffeur à l’air très sympa mais il semble avoir un problème avec nos bagages qu’il ne veut pas charger sur le toit de son minibus. Il faut plus d’une heure pour que le minibus se remplisse, mais nos sacs ne sont toujours pas chargés. Cela commence à sentir mauvais. Malgré nos insistances et le fait que Michèle ne descende pas, rien n’y fera, nos bagages ne seront jamais chargés et nous devrons abandonner après avoir retardé le départ du bus d’au moins une demi-heure sans que personne ne bronche dans le bus. Il part donc sans nous et nous ne comprendrons jamais vraiment pourquoi nous avons été refoulés.

Le souci, c’est que personne ne comprend le moindre mot d’anglais. Je vais voir la personne qui semble faire office de « chef » et après une conversation avec trois mots d’anglais et beaucoup de geste il me semble comprendre que le prochain bus sera un grand bus et que nous aurons notre place dedans.

En effet, le bus qui se présente est un grand bus. C’est aussi un vieux bus, dans un état … Cette fois ils ne nous aurons pas. A peine arrivé je saute sur le chauffeur pour qu’il monte les sacs sur le toit et nous nous installons à bord car nous avons vu que dans les bus qui sont partis avant, il y avait bien plus de passagers que de places assises. Le remplissage du bus durera près de 2 heures et c’est seulement à 14h que nous partons. Les 60 km de route (magnifique) se font effectivement en environ 2 heures et c’est donc vers 16h que nous arrivons à Muang Sing, soit 5 heures après être arrivés à la gare routière ! Le « maître mot » au Laos est patience.



 A Muang Sing, il nous faut trouver un hébergement. Le premier où nous nous arrêtons est tout simplement immonde. Le deuxième est un peu mieux, mais pas beaucoup. Nous prenons une chambre de peur d’être à la rue car il n’y a pas beaucoup de guesthouse à Muang Sing. L’idée est de repartir trouver quelque chose de mieux pour les nuits suivantes. C’est ce que nous faisons et à la sortie de la ville nous trouvons des bungalows où l’accueil est agréable et dont la propreté est correcte. Finalement nous décidons d’abandonner notre première chambre (déjà payée) et de venir s’installer ici dès ce soir. L’employée de la première guesthouse a dû nous pendre pour des fous : nous avons payé une chambre (pas chère : 6 euros) et nous n’y sommes pas restés 30 minutes.

3 février 2014

Trajet en bus local Luang Prabang - Luang Mamtha

Lundi 3 Février 

Grosse journée de bus au programme. Nous partons pour le nord, à Luang Namtha située à 250 km de Luang Prabang. Nous avons choisi de faire le voyage en bus local car c’est le seul qui voyage de jour et accessoirement, c’est le moins cher. Un bus local c’est quoi ? C’est le bus que prennent les habitants de pays pour se déplacer. C’est un bus vieillissant, sans toilettes, sans climatisation, sans amortisseurs. Par contre, c’est un bus extensible : quand on est certain qu’il n’y a plus de place, on peut encore faire monter des voyageurs. Quand toutes les places assises sont occupées, il y a des strapontins et quand tous les strapontins sont pris, il y a des places debout !

Durée prévue pour le voyage = 9h avec un départ programmé à 9h. Le tuk-tuk qui nous conduit à la gare routière (service assurée par l’agence de voyage auprès de laquelle nous avons acheté les billets) nous récupère à 8h. Nous pensions arriver à la gare routière en avance, mais le tuk-tuk prend aussi d’autres passagers qu’il dépose à la gare routière sud (pas la nôtre). A cette gare routière, un couple de chinois s’invite dans le tuk-tuk et les négociations avec le chauffeur s’éternisent. Il faut s’énerver un peu pour faire avancer les choses. Nous arrivons à la gare routière nord à 8h55. Près d’une heure pour faire 10 km ! Nous avons juste le temps de faire grimper nos bagages sur le toit du bus et d’embarquer. Le bus démarre pile poil à l’heure.

C’est parti pour une journée de route et de piste avec une seule pause d’une demi-heure aux environs de midi (idem pour le conducteur). Pas de clim cela signifie les fenêtres ouvertes. Sur le goudron ça va, mais sur les pistes bonjour la poussière. Le tronçon entre les villes d’Oudom Xai et Pak Mong est la partie du trajet la plus éprouvante : une ancienne route goudronnée, où il ne reste que quelques plaques de bitume, constellée non pas de nids de poules, mais plutôt de nids d’autruches ou de je ne sais quoi d’autre. 4 heures d’enfer pour faire ces 75 km ! Finalement nous arrivons à la gare routière de Luang Namtha à 18h30, soit 9h30 de route et une moyenne de 26 km/h. Nos vêtements, nos bagages et nous avons une couleur uniforme : jaunâtre. La couleur des pistes.

Toutefois nous avons eu le temps d'admirer les magnifiques paysages car impossible de dormir : musique à fond pour accompagner les secousses !!

Je ne sais pas pourquoi, mais contrairement au Cambodge, au Laos ils ont décidé de construire les gares routières en dehors des villes ! C’est donc reparti pour une demi-heure de tuk-tuk. Nous arrivons en ville à 19h. Cela fait 11 heures que nous sommes partis de notre hôtel de Luang Prabang !