2014 : Cambodge - Laos - Vietnam - Ouest Américain
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24 février 2014

Notre dernier jour à Vang Vieng

Lundi 24 Février 

Pour notre dernière journée à Vang Vieng nous abandonnons les massifs karstiques et leurs grottes pour aller faire un tour dans un secteur moins touristique. A peine avons-nous quitté les faubourgs de la ville que nous rencontrons une zone de rizières en culture. Ce sont les premières rizières vertes que nous voyons dans cette région.




L’objectif de notre balade est d’aller jusqu’à la cascade de Kaeng Nyui. La piste que nous suivons pour la rejoindre traverse une forêt relativement bien préservée.





Malheureusement, lorsque nous arrivons au pied de la cascade, nous constatons que son débit est très faible.





Demain nous quittons Vang Vieng et nous partons à Vientiane, la capitale du Laos située sur la rive gauche du Mékong.

23 février 2014

Les alentours de Vang Vieng : le triangle de Tham Sang dans la vallée de la rivière Nam Song

Dimanche 23 Février 

Au Laos on loue toujours les scooters et les motos avec le réservoir quasiment vide. Il y a juste assez d’essence pour aller à la première station-service. Si on ramène un scooter avec de l’essence dans le réservoir, le loueur le siphonne et garde le carburant pour lui. Comme hier soir nous avons ramené notre scooter avec la moitié du plein, nous nous sommes entendus avec notre loueur : nous lui relouons le scooter aujourd’hui à condition qu’il nous laisse l’essence.

C’est donc avec le même scooter que ce matin nous partons à une quinzaine de kilomètres au nord de Vang Vieng, dans un secteur appelé le triangle de Tham Sang, dans la vallée de la rivière Nam Song.



Au programme du jour : visite de trois grottes situées dans le massif karstique que l’on voit en arrière-plan sur les photos de la rivière Nam Son. Nous nous garons en face de chez un laotien, juste avant le pont à péage pour piétons qui traverse la rivière. Moyennant un petit pourboire il gardera un œil sur le scooter.

Comme souvent, une fois que nous avons traversé le pont payant (0,5 € par personne), des sentiers partent dans tous les sens et il n’y a aucune indication permettant de s’y retrouver. Par contre, des guides qui moyennant rétribution sont prêts à nous aider, ça il y en a. A force, c’est fatigant ; il faudrait toujours payer pour tout. Alors aujourd’hui on fera sans guide ! Nous trouverons sans trop de difficulté les trois grottes, même si nous les visiterons dans l’ordre inverse de ce que nous avions initialement prévu.

La première grotte que nous visitons est Tham Nam. Cette grotte est traversée par une rivière qui s’assèche au plus fort de la saison sèche. Lorsque la rivière n’est pas à sec, il n’y a qu’un moyen pour la visiter : on s’y laisse flotter sur environ 500 mètres, aidé d’une chambre à air et guidé par une corde. Michèle n’osera pas tenter l’expérience.

L’eau est froide au départ, mais très vite on s’y habitue. Le déplacement à l’intérieur de la grotte est facile et assez rapide. Mais dès que l’on s’enfonce un peu sous la montagne, la lumière de l’entrée disparait et il ne reste plus que l’éclairage apporté par la lampe frontale. Le boyau dans lequel on se déplace fait une dizaine de mètres de large et nous n’avons jamais plus de 1 ou 2 mètres d’air au-dessus de la tête. L’eau semble profonde, mais difficile de se faire une idée précise. L’effet est impressionnant et très vite une légère claustrophobie s’installe, surtout quand on fait la visite seul, ce qui est mon cas. En groupe l’effet est sans doute moins impressionnant. On n’entend pas un seul bruit, à part les clapotis crées par le déplacement de la chambre à air sur l’eau. Je peux vous assurer d’une chose : je n’ai jamais lâché la corde qui permet de se déplacer et de se diriger sur la rivière souterraine. Et croyez-moi, le retour a été beaucoup plus rapide que l’aller !

Une fois de plus, je ne parle pas des conditions de sécurité qui sont totalement inexistantes ! Quand on part seul, on pourrait se noyer sans que personne ne s’en rende compte.



Une petite marche en direction du nord nous conduit aux deux autres grottes : Tham Loup et Tham Hoi. Comme la grotte d’hier, ces deux grottes n’ont fait l’objet d’aucun aménagement. On loue une lampe et on les explore sans savoir ce que l’on va trouver. Tham Loup n’a rien de très impressionnant : on y trouve une immense salle contenant quelques belles stalactites.

Par contre, la grotte de Tham Hoi est vraiment impressionnante. C’est une galerie d’une dizaine de mètres de large que l’on peut suivre sans grosses difficultés sur environ 1 kilomètre. Au départ de cette galerie, un bouddha de plusieurs mètres nous accueille. Peu de monde visite cette grotte, et là encore nous avons l’impression d’être les premiers explorateurs à y pénétrer. Après environ 1 km la galerie se resserre et le fond est sous les eaux. En s’approchant on se rend compte qu’une fois cet obstacle franchi, la galerie s’agrandit à nouveau et continue son cheminement sous le massif calcaire. Jusqu’où ? Nous ne le saurons jamais. Il nous a semblé que tenter de franchir cet obstacle nous ferait courir des risques … Comme souvent, les règles de sécurité sont inexistantes et si quelque chose nous arrive ici, nous ne pourrons compter sur personne. Une décision s’impose : faire demi-tour.






Sur le chemin du retour nous rencontrons deux fillettes en train de pêcher à l’épuisette dans la Nam Song.



                   

Les environs de Vang Vieng et visite des grottes deTham Poukam et Tham Chang

Samedi 22 Février 

Vang Vieng est situé au centre du Laos. Ce matin nous nous rendons vite compte que nous avons quitté le nord : les grosses chaleurs sont au rendez-vous. Nous partons en scooter pour faire une boucle d’une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Vang Vieng. Les pistes que nous empruntons (mauvaises car très caillouteuses) nous conduisent au cœur de formations karstiques qui s’élèvent au-dessus de rizières.



Rapidement nous arrivons à proximité de la grotte Tham Poukham. On atteint son entrée après une grimpette épuisante. La première salle, à demi éclairée par la lumière naturelle, abrite un bouddha couché.



Ce qu’il y a de plus intéressant dans la grotte commence juste après cette première salle. La grotte est restée dans son état originel. Aucun aménagement n’a été fait : ni lumières, ni cheminements pour la visite. Rien ! Equipés d’une lampe de poche, nous avons l’impression d’être les premiers à découvrir cette grotte immense. Nous poursuivons notre exploration en suivant des galeries qui s’enfoncent dans la montagne et s’ouvrent sur des salles colossales. Bien évidemment la visite ne respecte aucune des règles de sécurité dont nous avons l’habitude : les trous ne sont pas signalés, l’humidité rend le sol très glissant, il faut se faufiler entre les blocs tombés du plafond, … Le plus gros risque est de se perdre dans l’immensité du réseau de la grotte. Cette exploration doit être menée avec prudence, en repérant bien son chemin pour le retour. Mais quelle expérience ! Claustrophobe s’abstenir !

La première photo permet de se faire une idée de la taille de la grotte (voir le visiteur sous la flèche rouge) et de la difficulté à retrouver la sortie (zone circulaire un peu plus lumineuse sous la flèche jaune).





Au pied de la grotte se trouve un tout petit lac aux eaux turquoise et limpides : le Blue Lagoon. Si en arrivant le lieu était calme, à notre sortie de la grotte les baigneurs en avaient pris possession et nous assistons à une petite démonstration de plongeons.




Il est temps pour nous de reprendre la route. Nous ne croiserons pratiquement plus un seul touriste une fois passé l’embranchement pour le Blue Lagoon.





Même dans ce coin perdu du Laos Psy et son « Gangnam Style » ont fait des adeptes !


Nous finissons la journée à la grotte de Tham Chang. Beaucoup moins intéressante que celle de ce matin : elle est aménagée et éclairée !