Cambodge - Laos - Vietnam - Ouest Américain

4 mars 2014

Départ de Vientiane pour Kong Lor

Dimanche 2 mars

Vientiane aurait dû être notre dernière destination au Laos. Cependant, comme nous avons un peu d’avance sur notre programme initial (nous ne pouvons pas entrer au Vietnam avant le 7 mars, visa oblige) nous partons pour Kong Lor situé à l’est de Vientiane. Le voyage en bus est prévu pour durer 5 heures.

C’est avec un peu de nostalgie que nous quittons la Dorkket Garden guesthouse. L’accueil y a été formidable et c’est le meilleur hébergement que nous ayons connu depuis le début de notre périple. Un seul petit bémol : un peu excentré par rapport au centre-ville. L’adorable propriétaire des lieux nous a préparé un en-cas pour le voyage : bananes, mandarines et petits gâteaux maison.


En dehors de nous, cette guesthouse a déjà accueilli un hôte de marque français : François Hollande y a dormi le 5 novembre 2012 à l’occasion de sa visite à Vientiane. Sans doute parce qu’elle est située seulement à quelques minutes de l’ambassade de France et parce qu’à cette époque notre Président était encore dans sa période « président normal ». NB : cette info est réelle, nous avons pu la vérifier.

Le tuk-tuk qui nous conduit à la gare routière arrive à 9h15. Le départ du bus local de la gare routière se fait à 10h comme prévu. Le bus n’étant pas climatisé, il se transforme très vite en une véritable fournaise.

Les multiples arrêts pour prendre des passagers supplémentaires ou les déposer devant chez eux, pour faire monter à bord des vendeuses de nourriture et les déposer quelques kilomètres plus loin (chaque fois c’est un petit billet de gagné pour le chauffeur), pour faire quelques courses en bord de route, ainsi que les arrêts « pipi » et plein ont pour effet d’allonger la durée du voyage à 7 heures au lieu des 5 heures initialement prévues (environ 250 km).



Pause « pipi » : tout le monde s’éparpille dans la nature. Exactement ce qu’il est déconseillé de faire : ne pas oublier que la région a été abondamment bombardée pendant la guerre du Vietnam et qu’il reste des engins explosifs non désamorcés un peu partout !

Nous arrivons au petit village de Kong Lor vers 17 heures. Le bus se gare directement dans la cour d’une guesthouse (et encore un petit billet pour le chauffeur !). A peine avons-nous mis le pied hors du bus que la propriétaire nous saute dessus. Nous allons visiter ses chambres : elles sont correctes, beaucoup mieux que ce à quoi nous nous attendions. Nous nous offrons même le luxe de prendre la chambre la plus chère : 4,5 euros (notre nuit la moins chère depuis le 1er janvier) !