Cambodge - Laos - Vietnam - Ouest Américain

1 mai 2014

Mai chau : fin du trek dans la réserve de Pu Luong et retour Hanoi (j5)

Mardi 29 avril :

Notre séjour dans les environs de Mai Chau est terminé. En milieu de matinée une voiture arrive chez nos hôtes pour nous ramener à Hanoi. C’est avec un peu de nostalgie que nous quittons l’équipe locale qui nous a accompagnés durant ces quelques jours et la famille avec laquelle nous avons partagé notre dernière soirée.

Initialement nous n’avions pas prévu de venir dans cette région. C’est parce que nous avions du temps devant nous que nous l’avons rajoutée à notre périple. Nous avons un peu hésité à venir faire un trek dans cette région peu visitée par les touristes « classiques » car nous savions que les conditions d’hébergements étaient assez difficiles.

Soyons clairs : nous ne regrettons rien, bien au contraire, nous avons adoré ce séjour malgré une pluie omniprésente. Les randonnées étaient superbes, dans des paysages de rizières et de forêts tropicales aussi beaux qu’impressionnants. L’accueil des quatre familles où nous avons séjourné a été tout simplement extraordinaire. Chaque soirée a été une superbe expérience. Partage, rires, émotions et sincérité étaient chaque fois au rendez-vous.
Nous avons également eu la chance de partager ces quelques journées avec une équipe sympathique, agréable et dévouée :

* Thanh (le petit jeune sur la photo), notre guide francophone. Très cultivé, il a pu nous expliquer beaucoup de choses et nous avons énormément échangé avec lui. Il a toujours été à nos côtés et s’est inquiété en permanence de savoir si tout allait bien pour nous. C’est lui qui nous a permis d’échanger avec les non-francophones ou non-anglophones, c’est-à-dire tout le monde ici. Son français très correct nous a été utile. C’est un tout jeune guide (il a 24 ans et est guide depuis 5 mois), mais pour nous il a été parfait. Merci encore Thanh !

* Notre guide locale (à droite sur la photo), très timide, qui connait la région comme sa poche. C’est elle qui nous a guidés pendant les trois jours de randonnée. Elle a su adapter les randonnées aux conditions climatiques particulièrement difficiles que nous avons rencontrées. De l’ethnie des Thaïs Blancs, sa maîtrise de leur langue nous a été particulièrement utile pour échanger avec les gens que nous rencontrions durant les randonnées (beaucoup d’entre eux ne parlaient pas le vietnamien).

* Notre motard-organisateur, l’homme de l’intendance, de l’organisation et celui qui gère la bouteille d’alcool de riz. Lui, il n’est pas timide et il a su animer nos soirées. Il connait même quelques expressions françaises. Sa préférée, que nous avons souvent entendue : « cul sec ! », qu’il prononce « cou sec ». C’est lui qui transporte nos sacs d’une maison à l’autre, en passant parfois par des pistes que l’on penserait impraticables. Il a aussi en charge d’organiser les repas. Chaque jour il part chercher des provisions car les villages où nous logeons n’ont pas de boutiques. Ici les villageois mangent uniquement ce qu’ils produisent : surtout du riz, pas grand-chose d’autre !


Concernant les repas : les dîners pris en commun sont à la fois diversifiés (trois, quatre voire cinq plats de viandes et poissons, plusieurs légumes, du riz bien sûr et des fruits), très bons et d’une convivialité hors du commun. L’approvisionnement en nourriture était à la charge du motard de notre équipe. Inutile de dire que pour les familles d’accueil, ces repas étaient de vrais repas de fête. Ce n’est pas tous les jours qu’ils peuvent se payer un tel festin. Nous avons adoré ces soirées !

L’alcool de riz accompagne chacun des dîners, mais notre motard-barman sait ranger la bouteille avant qu’il ne soit trop tard. Deux choses importantes pour déguster l’alcool de riz en suivant les traditions : on boit toujours son verre « cou sec ! » et après avoir avalé le précieux breuvage il faut faire du bruit pour faire voir qu’il est bon et que nous avons apprécié.

Les familles d’accueil que nous avons rencontrées étaient toutes modestes, de l’ethnie des Thaïs Blancs. Ce sont tous des paysans qui cultivent du riz et élèvent quelques animaux pour leur consommation personnelle. Toutes ces familles ont été extraordinaires avec nous : gentillesse, prévenance et sincérité étaient chaque fois au rendez-vous. Nous avons réellement eu l’impression de faire partie de leur famille l’espace d’une soirée. C’est un des points fort de ce circuit !

Les conditions d’hébergement que nous avons rencontrées dans les maisons sur pilotis de nos hôtes sont assez sommaires : un matelas de quelques centimètres posé sur une natte à même le sol. Les deux premières nuits nous avons dormi seuls dans une pièce. Les deux dernières nuits nous avons tous (une dizaine de personnes) partagé la même pièce. Cela ne nous a pas posé de problème, nous avons même plutôt trouvé cela sympa. Cela fait partie intégrante de l’expérience que nous avons vécue.

Ce qui a été plus dur pour nous, ce sont les toilettes et les salles de bains (souvent un robinet et un seau) dont l’état de propreté est assez difficilement imaginable à nos yeux d’occidentaux ! C’est le seul petit bémol, mais qui deviendra vite une anecdote sympa à raconter. Mais soyons honnêtes, à notre retour à Hanoi nous avons adoré la salle de bain de notre hôtel !

Pour finir et résumer notre ressenti : nous avons adoré cette expérience de quelques jours et cela restera sans doute un des points forts de notre voyage.

Nous ne pouvons que recommander à de futurs voyageurs cette expérience et l’agence qui nous a permis de la vivre : Vietnam Original Travel (http://vietnamoriginal.com/). Il n’est pas possible de faire ce circuit en individuel.