Cambodge - Laos - Vietnam - Ouest Américain

15 mai 2014

Circuit du nord-est : de Bac Ha à Hoang Su Phi

Mercredi 14 mai :

Aujourd’hui nous quittons Bac Ha pour démarrer un circuit de 13 jours hors des sentiers battus dans l'extrême nord-est du Vietnam. Nous avons organisé ce circuit avant de quitter la France car le tour que nous souhaitons faire ne peut pas s’organiser en individuel (pas de bus sur certaines des routes que nous allons emprunter, nécessité d’obtenir des permis, barrière de la langue chez les minorités que nous allons rencontrer, …). Nous avons donc négocié un circuit avec Vietnam Original Travel avec un véhicule 4x4 (certaines des pistes que nous allons suivre sont impraticables avec une voiture classique), un chauffeur et un guide. Pendant deux semaines nous n’aurons à nous occuper de rien ! Un vrai changement pour nous : si cela devrait être beaucoup plus simple à vivre, nous allons perdre beaucoup de notre indépendance. On verra bien à la fin de ce circuit si nous avons fait le bon choix !

C’est avec un petit pincement au cœur que ce matin nous quittons notre hôtel de Bac Ha où nous avons été si bien reçus. Tout a été parfait : le personnel (d’une gentillesse incroyable), la chambre, les treks et les locations de scooter que nous a organisés le gérant (d’une efficacité sans faille) et le restaurant de l’hôtel (nous y avons mangé six jours et tous les repas que nous y avons pris se sont révélés être excellents) ! Cerise sur le gâteau, c’est la chambre la moins chère que nous ayons eu en plus de deux mois au Vietnam. Le gérant nous avait déjà fait un bon prix au moment de la réservation comme nous restions six jours, et au moment de payer, il nous a encore fait une réduction de 25%. La chambre nous est donc revenue à 11 euros par nuit (petit-déjeuner compris) ! Bref, nous recommandons vivement et sans aucune hésitation le Ngan Nga Bac Ha hôtel (http://nganngabachahotel.com/). Attention il y a deux hôtels qui portent le même nom dans la même rue. Celui que nous vous recommandons est situé au 115-117 Ngoc Uyen.

Nous partons à cinq ce matin dans un 4x4 Ford Everest quasiment neuf : nous deux, le chauffeur Giang, le guide Nam qui parle un français parfait et Ha, une petite jeune de l’agence qui vient faire du repérage (l’agence nous avait demandé notre accord au préalable). Nous nous retrouvons donc avec trois jeunes de 21 à 31 ans qui ont l'air très sympathiques. Tous parlent plus ou moins bien le français !

Le chauffeur ne sait pas encore si nous pourrons prendre la piste de Xin Man que Jean-Michel a prévu car elle est très mauvaise et les renseignements qu'il a réussi à glaner sont contradictoires. Arrivé à l'embranchement il décide de tenter le coup. Nous voici donc partis à l’aventure sur une piste d’une cinquantaine de kilomètres, parfois en très mauvais état et qui se révèlera même sur certains tronçons être à la limite du franchissable. Inutile d’envisager de passer ici s’il y a eu de la pluie dans les jours précédents ! Si la piste est difficile, les paysages traversés sont extraordinaires (toujours ces rizières en terrasses aussi impressionnantes)…





Au détour d’un virage, nous avons la surprise et la chance de tomber sur des femmes Hmong fleurs en train de repiquer du riz. C’est la première fois que nous assistons au repiquage du riz depuis notre arrivée en Asie. Avec les tenues chatoyantes des Hmong fleurs et un beau soleil, le tableau est parfait. Nous avons beaucoup de chance aujourd’hui !








Certains secteurs de la piste sont en travaux et à un moment c’est un bull qui ouvre le chemin du 4x4 !


Sur un autre secteur les ouvriers sont en train de réaliser les travaux de chaussées. Tout ou presque se fait à la main :



le concassage des cailloux pour la couche de forme …



le gravillonnage …


les finitions.

Quant à l’épandeuse de bitume, elle date d’un autre siècle ! Le bitume est porté à température par un feu de bois.



Il n’est pas loin de midi et nous traversons un tout petit village de quelques maisons où la piste passe juste devant la cantine de l’école maternelle. Tous les enfants sont à table et ils sont d’un calme impressionnant. Même notre apparition ne suffira pas à leur sortir le nez de leurs assiettes.



Une petite est en train de faire la vaisselle …


Nous arrivons enfin à Xin Man ! Nous avons mis près de trois heures pour négocier les 50 km de cette piste (avec, il est vrai, de nombreux arrêts photos). C’est ici que nous prenons notre déjeuner dans un petit resto local. Cette pause nous fait du bien même si ici il fait une chaleur d’enfer.

Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre la petite ville de Hoang Su Phi où nous allons passer la nuit. La route que nous suivons est correcte même si elle est très sinueuse. Pour notre chauffeur, c’est du gâteau après la piste de ce matin. Nous changeons de paysages car la route est inscrite à l’intérieur de l’étroite vallée de la rivière Chay.





Au détour d’un virage nous croisons un groupe de femmes vêtues de bleu qui sont en train de prendre leur repas sur le bord de la route. Nous nous arrêtons. Il s’agit de représentantes de l’ethnie Nung qui font une pause repas pendant une journée consacrée à des travaux dans les plantations de manioc. Elles nous invitent à partager leur modeste repas (riz, tofu et pates). Même si nous venons juste de manger, elles insistent tellement qu’il nous est impossible de refuser. Elles nous accueillent comme si nous étions de leur famille et sont d’une extrême gentillesse. Elles nous laissent même ce qui leur sert d’assiette. C’est parti pour un deuxième repas !



Nous les quittons sans avoir réellement fini nos rations et arrivons à Hoang Su Phi peu de temps après. Nous nous installons rapidement à notre hôtel, le Song Chay hôtel, qui se révèle être le pire (et de loin !) des hôtels que nous ayons rencontrés au Vietnam. Mais y-a-t-il un autre choix dans cette petite ville située hors des circuits touristiques ? Heureusement nous ne restons qu’une nuit dans cette ville.

Nous allons faire un petit tour en ville : le marché, la rue centrale, …









Ce soir nous partageons un repas « typiquement local » dans un petit boui-boui du centre-ville avec nos trois accompagnateurs. Ce repas se déroule dans la bonne humeur car nous avons eu la chance de tomber sur une équipe très sympathique.