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2 août 2014

Water Holes canyon et Stud Horse Hoodoos

Vendredi 1er août :

Ce matin le ciel est bleu avec un tout petit peu de voile blanc. Pas de risque d'orage donc. Un temps idéal pour aller randonner dans un slot canyon. Notre choix se porte sur le Water Holes canyon. Ce canyon est situé dans la réserve Navajo, il faut un permis pour pouvoir s'y rendre. Nous commençons donc notre journée à Lechee (une petite ville Navajo à côté de Page) pour nous rendre au bureau du Parc de la Nation Navajo et obtenir nos permis. Comme il y a eu des orages hier soir sur la région, nous demandons à la personne du parc présente au bureau si elle sait s’il y a de l'eau dans le canyon. Elle n'en a aucune idée, mais elle téléphone à une de ses connaissances qui devrait savoir. Sympa de sa part ! Cette personne lui indique qu'il ne devrait pas y avoir de problème à Water Holes canyon. Tant mieux !

Munis de nos sésames, nous partons explorer ce canyon totalement ignoré de la quasi-totalité des visiteurs de la région alors que nous ne sommes qu'à quelques kilomètres de Page. La randonnée débute dans un canyon assez large.








A mi-chemin le canyon se rétrécit et s'approfondit. Nous arrivons dans le slot canyon proprement dit. Les parois sont joliment sculptées par l'eau et prennent de jolies teintes lorsqu'elles sont éclairées par la lumière réfléchie par la paroi opposée …






… ou par le flash de l’appareil photo judicieusement dosé.



  
Le fond du canyon est humide, mais reste très praticable. On y rencontre toutefois quelques petites « piscines » pas très profondes qu’il faut négocier avec adresse si on ne veut pas se mouiller les pieds.


Nous rencontrons quelques passages qui commencent à être un peu plus techniques ...



... jusqu'à rejoindre une chute verticale d'environ 5 mètres de hauteur qui ne peut être franchie que grâce à une échelle et une corde judicieusement installées.


Après ce premier obstacle (le plus compliqué à franchir), le canyon reprend de la largeur pour nous conduire vers un second secteur étroit, plus profond mais plus large que le premier. Le canyon y présente une physionomie assez différente mais tout aussi photogénique.  





Lorsque nous atteignons la fin de la seconde section étroite, le canyon se transforme en un lit de rivière classique. C'est là que nous faisons demi-tour. Avant de rejoindre notre voiture nous poussons notre exploration sur quelques centaines de mètres côté aval où nous passons sous la route qui est fermée suite au glissement de terrain de février 2013. Étrange impression que de voir ce pont si loin au-dessus de nos têtes.


Page, où nous résidons depuis quelques jours, est une ville récente. Elle doit sa création à la construction d'un gigantesque barrage (le barrage de Glen canyon) sur le Colorado dans les années 60. Ce barrage a donné naissance au lac Powell qui n'atteignit son niveau de remplissage qu'en 1980 alors que le barrage était achevé depuis 1966. Avec une longueur de 230 kilomètres, autant dire que nos photos ne présentent qu'une infime portion de ce « monstre ».




Cet après-midi nous allons à Yellow Rock, un massif rocheux réputé pour ses teintes jaunes qui ressortent tout particulièrement en fin de journée. Pour s’y rendre il faut emprunter une piste, la Cottonwood Canyon road, une piste facile, sur 20/25 kilomètres. Michèle est au volant et au bout de quelques kilomètres, d'un seul coup, la voiture devient incontrôlable et commence à partir dans toutes les directions. Heureusement la piste est large et la voiture s'immobilise après quelques dizaines de mètres en mode hors contrôle.

Nous avons fait une erreur de débutant : emprunter une piste en période orageuse sans se renseigner sur son état ! Si nous l'avions fait, on nous aurait certainement déconseillé de nous y aventurer. En effet, après notre cabriole peu académique, nous remarquons qu'il n'y a aucune trace de passage depuis les orages d'hier soir, alors que cette piste est habituellement assez fréquentée. Les autres doivent être au courant. Ils se sont sans doute renseignés, eux !

Nous descendons de voiture pour faire l'état des lieux. Nous sommes dans un secteur où les 3 ou 4 premiers centimètres de piste se sont transformés en une espèce de glaise épaisse très collante. Après quelques mètres seulement dans ce secteur, les pneus sont enrobés d'une mélasse indécrottable. Ils n'ont alors plus aucune adhérence et nous avons à peu près autant de contrôle sur la voiture que si nous roulions sur de la neige avec des pneus slick.

Une seule chose à faire : demi-tour, si nous y arrivons et direction la route et le bitume. Le demi-tour n'est  pas simple (la voiture continue à vouloir aller où elle veut et pas où nous lui disons), mais nous y arrivons. Nous sortons vite de cette zone m...dique et nous faisons un petit arrêt pour débarrasser la voiture et nos chaussures de quelques kilos superflus.


Pendant cette pause nettoyage un énorme 4x4 s'arrête à notre hauteur. Son propriétaire est de la région et il vient de faire la piste dans sa totalité. Ce sera sans doute le seul aujourd'hui, mais il faut voir dans quel état est sa voiture ! On ne voit plus une trace de peinture. Après avoir vérifié que nous n'avons pas de problème, il continue sa route comme si de rien n'était.

Puisque l'accès à Yellow Rock n'est pas possible aujourd'hui, nous allons jusqu'à Stud Horse Hoodoos. Les hoodoos que nous y trouvons sont plutôt imposants et d'une couleur légèrement verdâtre assez inhabituelle. Dommage qu'une fois encore le soleil ne soit pas au rendez-vous !







Ce soir nous n'attendons pas un hypothétique coucher de soleil qui n'a que peu de chances d'être photogénique et nous rentrons de bonne heure à Page pour aller manger dans notre restaurant préféré dans cette ville : Fiesta Mexicana. Les fajitas (petits morceaux de poulet et/ou de bœuf grillés avec oignons et poivrons, servis accompagnés de haricots rouges, de riz, de guacamole et de tortillas) y sont excellentes.

distance randonnée(s) de la journée = 9 km   /   distance randonnées cumulée = 304 km