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18 août 2014

Lower Antelope Canyon et Yellow Rock

Dimanche 17 août :

Puisque nous avons vu il y a une quinzaine de jours (lors de notre premier passage à Page) que les tarifs de Upper Antelope canyon étaient devenus aberrants et que nous avons tout de même envie d'aller faire un tour dans ce fabuleux canyon, nous décidons d'aller à Lower Antelope canyon, le prolongement de Upper, côté bas. La partie basse d'Antelope canyon est un peu moins touristique. Le tarif reste donc raisonnable et on peut espérer qu'il y ait un peu moins de monde.

Le meilleur moment de la journée pour venir ici, c'est tôt le matin afin d'éviter que les rayons de soleil ne soient déjà dans le canyon (sinon les contrastes sont trop importants entre zones au soleil et zones à l'ombre) et qu'il y ait trop de visiteurs sur place. Pour être tranquilles, nous décidons d'arriver un peu avant l'ouverture (8h). Nous sommes devant les grilles à 7h30 et deux voitures sont déjà là. A 8h, quand les grilles ouvrent, il y a une bonne trentaine de véhicules dont deux bus. Pour ce qui est d'être à l'écart des foules, c'est mort !

Nous sommes les deuxièmes au guichet, au moins nous sommes sûrs de partir avec la première visite guidée. Il est possible de faire la visite seul, mais pour cela il faut payer plus cher (officiellement on achète un pass photographe) : plus de 100 euros pour deux personnes !

Notre groupe est composé d'une bonne trentaine de personnes, dont pas loin de la moitié de français. Difficile de faire des photos avec tout ce monde dans un canyon qui au plus ne fait que deux ou trois mètres de large.

Nous trouvons toutefois une solution pour être un peu plus au calme : nous restons à la traine, et nous nous faisons distancer par notre groupe. En veillant à ne pas se faire rattraper par le groupe qui suit pas très loin derrière, nous arrivons à avoir un peu de tranquillité. Mais nous ne sommes pas seuls, d'autres on eut la même idée que nous. Nous formons ainsi un petit « gruppetto » de sept personnes, dont trois américains très sympas originaires du Massachussetts.

Nous pouvons maintenant, pendant une heure et demie, profiter de ce magnifique slot canyon. Cette fois, c'est l'eau qui a eu du génie. Elle a transformé les deux parois du canyon en d'immenses draperies de roches qui semblent onduler sous l'effet d'un vent venu de nulle part. Mais trêve de bla-bla, place aux photos.





Ce qu'il y a de plus beau dans ce canyon, ce sont souvent des détails, surtout lorsqu'ils sont empreints d'une douce lumière réfléchie. On a alors, sur la même image, une gamme de couleurs qui va de l'orange vif, presque or, jusqu'au brun très foncé, presque noir. Un régal pour les yeux. 













Après une heure et demie d'émerveillement dans le monde extraordinaire des slot canyons, nous refaisons surface en émergeant au travers de cette toute petite fissure.


Difficile de croire qu'en dessous de cette insignifiante craquelure se cache un monde fantastique.

Mais n'oublions pas que ces canyons, aussi fascinants qu'ils soient, n'en restent pas moins terriblement dangereux. Ici sont morts, emportés par les flots en furie, 11 personnes (dont 7 français) le 12 août 1997.

Cet après-midi nous décidons d'aller faire la randonnée de Yellow Rock. C'est en essayant d'aller au départ de cette randonnée, qu'il y a 15 jours nous avons failli nous embourber sur la Cottonwood Canyon Road. Mais pour vraiment apprécier cette balade, il faut la faire lorsque le soleil est bas afin qu'il fasse joliment ressortir les couleurs. C'est donc en milieu d'après-midi que nous prenons la route. Nous réempruntons la Cottonwood Canyon Road, une piste que nous apprécions toujours autant. Les paysages y sont stupéfiants.




La randonnée pour Yellow Rock n'est pas longue, mais elle est loin d'être facile. Il faut atteindre un plateau, plus de cent mètres au-dessus du niveau où nous démarrons, et le seul accès possible est un éboulis rocheux plus ou moins consolidé. L'ascension est très très escarpée et le sol pas vraiment sûr. Cette montée est non seulement épuisante, mais également très impressionnante.


nous nous sommes garés sur la piste tout en bas (flèche rouge)
et nous sommes montés par le creux dans le relief (flèche jaune)

Une fois sur le plateau, nous arrivons rapidement à Yellow Rock, une immense colline rocheuse dont la couleur dominante est, comme son nom l'indique, le jaune.








Mais il n'y a pas que du jaune à Yellow Rock, on y trouve aussi du blanc, de l'orange et du rouge. Tous ces mélanges de couleurs forment de superbes compositions.







Après une bonne heure et demie sur place, il est temps de redescendre si nous voulons rentrer avant qu'il ne fasse nuit. Juste avant la descente dans les éboulis nous faisons un petit détour pour aller jeter un coup d'œil à une formation rocheuse particulièrement bien mise en valeur par les derniers rayons du soleil.


La descente dans les éboulis est moins fatigante que la montée, mais elle est encore plus impressionnante et un peu plus dangereuse (les risques de glissades incontrôlées sont élevés si on ne fait pas attention).


dans le rond jaune on peut apercevoir Michèle

Finalement nous avons quitté Yellow Rock juste à temps car peu de temps après avoir récupéré notre voiture nous sommes rattrapés par la nuit.

Contrairement à ce que nous avions prévus initialement, nous ne resterons pas une journée de plus dans les environs pour aller camper sur le bord du lac Powell. Demain nous partirons un peu plus au sud.

distance randonnée(s) de la journée = 7,5 km   /   distance randonnées cumulée = 399 km