Cambodge - Laos - Vietnam - Ouest Américain




29 avril 2014

Mai chau : trek dans la réserve de Pu Luong - Jour 2

Samedi 26 avril :

C’est parti pour notre première journée de trekking. Le chauffeur nous conduit jusqu’au départ de la randonnée, à une vingtaine de kilomètres du village où nous avons dormi. Nous n’aurons plus de chauffeur pendant trois jours : maintenant tous nos déplacements se feront à pied.


Nous sommes quatre : nous deux, notre guide Thanh et une guide locale qui nous accompagnera pendant les trois jours du trekking (c’est une des femmes de la famille qui nous a accueillis cette nuit). Contrairement à ce que laissait supposer l’énorme orage d’hier soir, nous démarrons notre randonnée sous le soleil. Une vraie surprise pour nous car nous n’avions plus l’habitude de le voir. Il sera sympa avec nous aujourd’hui car il nous accompagnera toute la journée.

Une dizaine de kilomètres sont au programme de la journée. Le sentier que nous empruntons nous fait passer dans de magnifiques paysages de rizières bordées de reliefs couverts de forêts tropicales. Nous y rencontrons nos toutes premières rizières en terrasse du Vietnam. Sous le soleil, les plants de riz y sont d’un vert magnifique. Un vrai régal pour les yeux ! 





Les orages d’hier soir ont endommagé le sentier sur lequel nous sommes. Nous devons donc le quitter un moment et suivre une petite route. Peu de temps après l’avoir retrouvé, nous arrivons à une rivière qui d’habitude est presque à sec. Aujourd’hui il y a pas mal d’eau et nous traversons donc la rivière à gué. Notre guide, qui veille en permanence sur nous, est inquiet. Nous le rassurons en lui expliquant qu’au pire on se mouillera un peu. Rien de bien grave ! Après avoir traversé la rivière, le sentier prend un peu d’altitude.





En chemin nous rencontrons quelques petits villages où les habitants ont l’air surpris de nous voir. Mais très vite, chez les enfants, cette surprise laisse place à la curiosité. Qui sont ces étrangers à l’aspect si bizarre ! Et comme souvent, ils se prêtent avec plaisir au jeu des photos. Ils adorent se voir à l’écran et généralement ils éclatent de rire dès qu’ils se sont reconnus.







Vers midi nous arrivons dans le petit village Thaï où nous allons passer la nuit : Thanh Hoa. Nous faisons la connaissance de notre famille d’accueil qui est très sympa. Notre chambre est située à l’étage d’une des deux maisons sur pilotis de la famille. Le confort est encore plus sommaire qu’hier : un matelas de quelques centimètres sur le sol, et rien d’autre. Contrairement à hier nous n’avons pas de salle de bain « privée ». Il faut utiliser la douche et les toilettes de la famille qui se trouvent dans un cabanon à côté de la maison : confort minimal, eau froide et question propreté, il ne faut pas être sensible ! Nous en venons à regretter les pires hôtels que nous avons rencontrés au Cambodge et au Laos.


Nous cassons la croute avec nos deux guides. C’est notre guide locale qui s’est chargée d’amener le nécessaire : cuisses de poulet, saucisses industrielles, riz et bananes. Après avoir mangé, nos guides nous expliquent qu’il est temps de se reposer (nous découvrirons au fil des jours que ce sont de fervents adeptes de la sieste en début d’après-midi). Nous montons donc dans notre chambre, mais il y fait une telle chaleur que nous ne pourrons pas y rester bien longtemps. Nous la quittons vite pour aller nous mettre à l’abri en dessous. Il y a un peu d’air et il y fait nettement moins chaud.


Nos bagages arrivent en début d’après-midi. Ils ont fait le voyage en moto avec le mari de notre guide locale.
En milieu d’après-midi nous allons faire une balade dans le petit village de Thanh Hoa …




… et les rizières qui le bordent.







Contrairement à hier soir, nous mangeons tous ensemble : notre famille d’accueil, nos deux guides, le mari de la guide local (qui repartira en moto après le repas) et nous deux. Un repas extraordinaire pour nous : la nourriture est excellente (nous avons droit à plein de plats différents, tous très bons) et la convivialité est à son maximum. Tout le monde est très sympa et l’espace d’une soirée nous avons presque l’impression d’appartenir à cette grande famille. L’alcool de riz coule à flot et il n’est pas facile d’éviter une tournée. Heureusement que le « chef » (le mari de la guide locale) repart en moto sinon cela aurait pu mal tourner !