Cambodge - Laos - Vietnam - Ouest Américain

3 avril 2014

De Da Nang à Hoi An

Mercredi 2 avril :

Nous quittons Da Nang pour rejoindre la petite ville de Hoi An située à une trentaine de kilomètres au sud. Cette fois encore nous avons le choix entre le transport pour touriste (système de navette) et le transport local (le même bus que nous avons emprunté hier). Devinez quel est notre choix ? Le transport local bien sûr !

C’est avec un peu d’appréhension que nous arrivons à l’arrêt de bus avec nos gros sacs. Cela ne va pas être facile de monter dans ce bus qui ne s’arrête jamais mais ralenti seulement à hauteur des passagers qui veulent monter. Nous attendons quelques minutes et un couple de touristes japonais arrive. Eux aussi ils ont des gros sacs ! Notre bus arrive et devant cette abondance de touristes et de sacs, fait extraordinaire : il s’arrête ! Mais c’est un arrêt de très courte durée. En à peine 2 secondes tout est chargé : les touristes et leurs sacs. Question efficacité, ils sont forts. Question respect de la marchandise, il y a à revoir !

C’est parti pour une heure de trajet à fond sur les petites routes. Le klaxon fonctionne quasiment sans discontinuer. Ceux qui arrivent en face et ceux qui sont devant le bus ont intérêt à se pousser si ils veulent rester en vie ! A priori ils ont l’habitude car dès qu’ils entendent le klaxon ils se précipitent sur les bas-côtés. Du pur délire ! Quelqu’un qui conduirait comme cela en France finirait directement à l’asile.

On charge et on décharge pas mal de passagers en cours de route. Il faut voir comment un couple de petits vieux a été traité : ils sont montés et descendus avec les pieds qui ne touchaient pas le sol ! Un écolier qui met un peu de trop de temps à sauter du bus en est tout simplement éjecté ! Et que dire des bagages des passagers … Il vaut mieux éviter que les aides du chauffeur ne vous donnent un coup de main si vous ne voulez pas qu’ils soient tout simplement balancés du bus !

Sur la fin du trajet le chauffeur et ses aides doivent être pressés d’aller boire un coup : ils « oublient » beaucoup des gens qui attendent pour monter dans le bus. Ce n’est pas grave ils n’ont qu’à prendre le prochain bus dans une demi-heure !

Un passager veut descendre à un arrêt. Le chauffeur ne veut pas s’arrêter et ses aides expliquent au passager qu’il descendra la prochaine fois que le chauffeur daignera arrêter sa machine !

C’est du grand n’importe quoi, mais personne ne bronche. Une heure de pur délire, mais nous sommes morts de rire pendant tout le trajet.

Nous arrivons à la gare routière de Hoi An et immédiatement nous sommes assaillis par les motodops qui nous réclament des prix délirants. Lorsqu’ils voient que nous partons à pied et qu’ils n’auront pas de client, les tarifs deviennent plus raisonnables. C’est donc à motodop que nous faisons les quelques kilomètres qui nous séparent de notre hôtel.

A Hoi An nous avons fait un écart avec notre budget : nous avons choisi un hôtel avec piscine. Même si elle n’est pas très grande, cette piscine située sur le toit est bien agréable.


La ville de Hoi An a une spécialité : les tailleurs qui font des vêtements sur mesure. Il y a des dizaines de magasins spécialisés un peu partout dans la ville. Michèle ne peut se retenir. Notre première visite est donc pour le tailleur que nous a conseillé l’hôtel. Sur place on nous présente des dizaines de catalogues type « 3 Suisses » ou « La Redoute » et on peut se faire faire tous les vêtements que l’on veut : de tout style, de toute taille et avec n’importe quel tissu. Michèle se choisit une robe en soie jaune (doublée) pour un peu moins de 45 euros. En une dizaine de minutes un croquis de la robe est réalisé et les mesures sont prises. Rendez-vous demain matin à 10h pour les essais. Nous verrons bien le résultat !

L’après-midi est bien avancé, nous allons faire un petit tour dans le centre-ville de Hoi An où nous sommes accueillis par ses deux charmants bambins.



Nous vous présenterons cette petite ville dans un prochain article. A suivre …