Cambodge - Laos - Vietnam - Ouest Américain

8 avril 2014

La ville de Hoi An

Du mercredi 2 au dimanche 6 avril :

Bercée par les eaux tranquilles de la rivière Thu Bon, Hoi An semble endormie, sous l’effet d’un enchantement qui aurait suspendu le temps. Avec ses maisons colorées aux façades décrépites et patinées, Hoi An possède un charme que rien ne semble vouloir troubler. Les ruelles se parent de lanternes, de peintures ou de soieries aux couleurs chatoyantes. Toute entière vouée au tourisme, Hoi An voit fleurir les hôtels, restaurants, bars, agences de voyages, ainsi qu’une multitude de boutiques proposant des vêtements taillés sur mesure en un temps record.

Certains trouveront que cette ville est trop touristique (presque chaque maison du centre historique abrite une boutique de souvenirs, un restaurant, un magasin de prêt-à-porter, …), mais sa réhabilitation est un cas unique au Vietnam. Le centre historique est partiellement fermé à la circulation (quel bonheur !), les néons sont interdits, les câbles enterrés et les antennes de télévision supprimées. Avec un peu d’imagination on pourrait se croire quelques siècles en arrière.

Petit joyau d’architecture, Hoi An présente un caractère unique. La coexistence des communautés chinoise, japonaise et occidentales au cours des siècles derniers est à l’origine d’une combinaison de différents styles architecturaux, qui n’empêche pas une certaine harmonie.

Inscrite au patrimoine mondial de L’Unesco en 1999, le centre historique est un véritable musée vivant où des centaines de sites d’intérêt historique ont été recensés : pagodes, maisons particulières, ponts et puits. En flânant au hasard des rues on découvre un port marchand d’un autre temps.










Nous avons visité plusieurs magnifiques maisons de commerçants, restaurées avec goût et décorées avec des meubles de style ancien. Ces maisons, situées au bord de la rivière, possèdent toutes deux étages, car chaque année elles sont soumises à des inondations. Il est courant que l’eau monte de 1 à 2 mètres, parfois plus, durant la saison des pluies (septembre à novembre).

Parmi elle, la maison Phung Hung fut construite en 1780 et depuis huit générations est restée dans la même famille qui l’habite toujours.




La maison Tan Ky fut également construite à la fin du 18ème siècle et elle abrite aujourd’hui sa septième génération. On y trouve de superbes colonnes en bois de jacquier incrustées de nacre.




A Hoi An on trouve également d’innombrables pagodes, temples et autres lieux de culte.








Mais le monument le plus célèbre est sans doute le pont couvert japonais, construit à la fin du 16ème siècle (1593). La légende locale dit qu’il est indestructible.