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20 février 2014

De Nong Khiaw à Luang Prabang

Mercredi 19 Février 

Plusieurs touristes nous ont expliqué qu’il y avait des problèmes avec les transports organisés depuis la gare routière de Nong Khiaw : bus qui ne partent pas, pas de place pour tout le monde, horaires aléatoires, … C’est pourquoi quand hier soir un couple de français nous a expliqué qu’une agence, voisine de notre guesthouse, organisait ses propres transports jusqu’à Luang Prabang nous sommes allés voir. L’agence organise effectivement des liaisons en mini-vans pour Luang Prabang d’une durée de 3 heures. Pour assurer et éviter une journée galère, nous réservons. Départ programmé demain à 11h. La tranquillité a un prix : le double du trajet en bus classique.

Ce matin le ciel est très couvert et il y a beaucoup de vent. Il n’est pas impossible que nous ayons à nouveau de la pluie (très très rare à cette époque de l’année).


Nous partons de l’agence en avance dans un mini-van presque neuf. Nous ne sommes que tous les deux à bord. Bizarre, hier ils nous ont expliqué qu’il ne restait plus que quelques places … Au bout de 2 km, le mini-van ralentit. On nous dit qu’il y a eu un problème d’organisation et on nous dépose à la gare routière en quelques secondes ! A peine le temps de comprendre ce qui se passe et « notre » mini-van a disparu.

C’est clair, nous nous sommes fait avoir, et tout était organisé depuis le départ, puisque le billet que nous a remis l’agence est valable pour les bus publics qui partent de la gare routière. Même si la somme en jeu est faible, c’est toujours rageant de se faire avoir ! Au fait, pour de futurs voyageurs, l’agence en question, c’est Jewel Travel Laos (située de l’autre côté du pont sur la Nam Ou, environ 200 m sur la droite après le pont).

Nous embarquons dans le minibus (pourri) qui doit partir pour Luang Prabang. Il se remplit peu à peu et le chauffeur demande à un des passagers (touriste) qui occupe un siège supplémentaire avec sa guitare de la libérer. Il refuse et très vite la situation s’envenime. Lui et le groupe qui l’accompagne commencent à chercher la m… Au bout d’un moment ils quittent tous le bus. Enfin tranquilles, on va peut-être pouvoir partir. Sauf que les bus ne partent que quand ils sont pleins et que le nôtre est à moitié vide.

Le groupe qui est sorti continue à foutre le b… en dehors du bus. Maintenant ils s’en prennent au guichetier qui refuse de les rembourser. Ils ont même réussi à le faire hurler. Et croyez-moi, pour énerver un laotien, il faut se lever de bonne heure !

Le groupe décide d’affréter son propre minibus, mais comme il faut qu’il soit complet pour que cela ne leur coûte pas trop cher, ils essaient de s’adjoindre les nouveaux voyageurs qui arrivent. La situation est tendue, les passagers qui arrivent pour prendre le bus n’osent pas s’approcher du guichet. Rien ne bouge. Cela fait plus d’une heure que nous attendons que la situation se débloque.

Jean Michel descend du minibus et arrive à convaincre un couple de français de nous rejoindre (il ira leur acheter leurs billets, car ils n’osent pas s’approcher du guichet où la situation est toujours tendue). Une famille de cambodgiens suit. Cette fois c’est bon, nous sommes au complet. Le bus peut enfin partir. Nous avons attendu plus d’une heure et demie.

Le voyage se passe normalement, en dehors de la chute d’une partie des bagages installés sur le toit (heureusement pas les nôtres), et nous arrivons à Luang Prabang en milieu d’après-midi, après environ 4 heures de route.

Nous sommes morts de faim. Nous nous précipitons en face de l’office de tourisme où se trouvent les stands de sandwichs et shakes (mélange de fruits frais et de glace broyés au mixeur). Un vrai délice !

Luang Prabang est le seul endroit depuis le début de notre voyage où nous avons trouvé du bon pain.