Cambodge - Laos - Vietnam - Ouest Américain

8 février 2014

Dernier jour à Muang Sing

Samedi 8 Février 

Pour notre dernière journée à Muang Sing, et comme nous en avons pris l’habitude, nous commençons notre journée au marché, toujours aussi coloré.





C’est parti pour un tour en vélo à travers la campagne des environs de Muang Sing. Nous passons à côté de rizières en eau et en culture. Ce sont les premières que nous rencontrons dans cette région. C’est rare d’en voir à cette époque de l’année, saison sèche oblige.







En traversant le village de Xiengmoon nous tombons sur des enfants en train de disputer quelques parties de pétanque. Même les moines novices sont présents. Un petit terrain est construit en bordure de la route et vous noterez qu’il y a même le tableau d’affichage du score. La petang (laosisation du terme français), héritage de la présence française, conserve une forte popularité au Laos. Le guide qui nous a conduit sur notre trek hier nous a d’ailleurs expliqué qu’il en était un joueur acharné et il nous a dit que certains termes français étaient toujours utilisés (cochonnet par exemple).




Hier notre guide nous avait dit que le week-end il y avait des combats de coqs dans la périphérie de Muang Sing. Malgré nos réticences, il nous a convaincu en nous expliquant que ce ne sont pas des combats à mort et qu’il y avait rarement des blessés sérieux. Nous avons hésité, mais nous partons quand même voir. Avec les explications de notre guide et les hurlements que nous entendons, le lieu est facile à trouver. A peine arrivés, le propriétaire d’un des coqs de combat, qui parle un anglais quasi parfait (bien meilleur que le nôtre en tout cas !), nous aborde. Il nous présente son coq qui doit combattre dans un moment et nous explique les règles.

Cela ressemble un peu à la boxe. Il y a une aire de combat circulaire équipée d’une pendule puisque le combat est composé de plusieurs rounds. Un arbitre est là pour veiller au respect des règles et séparer les adversaires si le combat devient trop violent ainsi qu’à la fin des rounds. Des points sont attribués aux combattants et servent à définir le vainqueur s’il n’y a pas abandon d’un des coqs ou d’un des maîtres. Afin de ne pas se causer de blessures trop importantes, les coqs ont les ergots bandés de sparadrap.

Les combats donnent bien évidemment lieu à de nombreux paris. Nous restons sur place jusqu’au combat du coq de notre nouvel ami (à gauche dans l’arène sur la première photo, juste avant le début du combat). Son coq, un joli coq roux gagne assez facilement son combat. Effectivement, durant l’heure que nous passons sur place, il n’y aura pas de blessés.