Cambodge - Laos - Vietnam - Ouest Américain

18 février 2014

Le village de Muang Ngoi, un petit paradis au bout du monde où la vie s'écoule tranquillement

Dimanche 16 Février 

Comme tous les jours où nous avons été près d’une rivière depuis que nous sommes arrivés au Laos, ce matin le village du Muang Ngoi est sous la brume et il fait frais. Ce n’est que vers 10h que les premiers rayons de soleil font leur apparition. En quelques minutes nous passons d’un ciel entièrement couvert à un soleil éclatant. La température évolue à une vitesse grand V. Nous quittons rapidement les polaires et très vite, nous commençons à avoir trop chaud. C’est depuis la terrasse où nous prenons notre petit-déjeuner que nous assistons au retour du soleil sur la rivière Nam Ou.






Entouré de majestueuses montagnes et falaises karstiques, Muang Ngoi n’est relié par aucune route ou piste au reste du Laos. L’unique possibilité de rejoindre ce village est le bateau. Ici, le téléphone ne passe pas et aucune guesthouse ne propose le wifi. Ces particularités font de Muang Ngoi un curieux mélange de bout du monde et de haut lieu de la villégiature routarde (chaque jour les bateaux débarquent quelques dizaines de voyageurs qui restent ici quelques heures ou quelques jours).

Depuis que nous sommes dans le nord du Laos, le « touriste type » a bien changé. Fini les tours organisés et les voyageurs pressés, ici c’est le royaume des voyageurs au long cours (congés sabbatiques, retraités, jeunes qui voyagent avant de commencer leurs vies professionnelles, quinquagénaires qui ont tout abandonné et paumés de toutes sortes). Beaucoup de ces voyageurs sont en solo (nous rencontrons beaucoup de jeunes femmes seules) et se regroupent pour quelques jours ou pour quelques semaines au gré des différentes rencontres.

Avec nos 5 mois en Asie, nous faisons presque figure de « petits joueurs ». A Muang Sing nous avons rencontré deux jeunes femmes belges qui étaient parties depuis 6 mois pour un voyage de 18 mois en Asie (de la Russie à l’Indonésie). Avant de partir elles envisageaient un voyage d’une durée de trois ans, mais elles économisaient déjà depuis deux ans et en avaient marre. Elles sont donc parties avant d’avoir réuni le budget nécessaire à leur périple de trois ans.

L’une des deux étant institutrice, une partie de leur site est rédigé pour que les enfants de son école les suivent : cf. « Le tour d'Asie des p'tits Loups ».

Pour en revenir à Muang Ngoi, étonnamment, son unique rue en terre battue nous a un petit peu rappelé l’ambiance que nous rencontrons dans les toutes petites villes perdues de l’ouest américain, même si tout y est différent (les 2 photos avec soleil sont prises en milieu de matinée et les 2 photos dans l’ombre en fin de journée).





Au programme d’aujourd’hui, une randonnée jusqu’au petit village de Ban Na. La randonnée se fait en empruntant la piste qui relie les deux villages.






Elle est longue, longue, longue … et en plein soleil, sans jamais d’ombre. La chaleur et les grimpettes ont vite raison de notre enthousiasme matinal et c’est épuisés et assoiffés (nous ne pensions pas que le village était si loin et nous sommes juste partis avec une petite bouteille d’eau) que nous arrivons au village. Heureusement, sur place, nous trouverons de l’eau dans une minuscule « épicerie ». Même si elle a un goût de plastique prononcé (les bouteilles ont sans doute passé quelques mois, voire quelques années, à attendre des clients), pour nous c’est un délice !

Le village de Ban Na est un village qui compte une trentaine de familles. Toutes les maisons sont construites en bambous et autres matériaux naturels (en dehors de la tôle ondulée utilisée pour certains toits). C’est sans doute le village le plus typique que nous ayons vu depuis le début de notre voyage.










L’école du village est totalement vide. Normal nous sommes dimanche.




Du village, nous trouvons un sentier qui part à travers les rizières et qui semble aller dans le bon sens pour le retour. Il est possible que ce soit un raccourci qui nous permette d’éviter la partie la plus escarpée de la piste que nous avons pris à l’aller. Nous suivons ce sentier à travers une grande étendue de rizières totalement sèches. Le seul point d’eau qui subsiste dans ces rizières est annexé par les buffles.



Nous continuons sur ce sentier, qui après avoir traversé une grande étendue de rizières nous ramène sur le sentier que nous avons suivi ce matin. Il nous a fait gagner une bonne heure et surtout nous avons évité la plupart des zones en montée. Comme quoi, des fois, il faut savoir suivre son instinct !